Dehors il faisait froid, pas plus de 3 ou 4 degrés.
Et pourtant elle était là sur ce chemin boueux qui se trouve devant chez elle.
Elle tournais en rond attendant son père pour partir chez son oncle, suite à une « crise » de sa mère.
Il n'était que 18h30 & pourtant il faisait déjà nuit.
La lune était levé éclairant d'une douce lumière blanche le chemin.
Elle n'avait qu'un simple petit sweat & une légère écharpe mais elle s'en foutait.
Elle laissait vagabonder sa haine & ses pensées au son de la
musique.
Elle se demandait pourquoi il fallait que tout aille dans le mauvais sens dans sa vie ?
Et tout en marchant elle voyait de là où elle se trouvait, la fenêtre de la cuisine éclairée & ses parents dedans qui s'engueulaient sûrement.
Encore une fois, c'est comme ça tout les jours.
On s'y habitue pas forcément mais ça devient lourd & chiant.
Enfin pour elle c'était ça.
Mais au fil de la chanson, ses pensées variaient & se sont dirigées vers sa vie & ce qu'elle est.
C'est-à-dire pas grand-chose.
Une vie où elle ne fait rien à part rester devant son ordinateur, où il n'y a personne pour l'aider & la soutenir.
Non vraiment personne ou du moins pas physiquement.
C'est vrai quand y réfléchissant, elle n'a jamais eu quelqu'un pour la prendre dans ces bras, la consoler quand ça allait mal.
Non jamais.
Elle se dit que c'est peut être de sa faute car elle trop timide, réservé, ne montre jamais aux autres son mal-être, évite de pleurer & pourtant la seule fois où elle l'a fait personne n'a été là pour elle. «
Mais elle chiante aussi, elle broie du noir tout le temps & elle veut jamais rien nous dire »
Cela avait été la pire année si elle peut dire, une année « badante » comme elles disaient & depuis elle s'ouvre encore moins aux gens.
A quoi bon si c'est pour se faire envoyé chier.
Pourtant elle est gentille avec tout le monde, faisant son possible pour être agréable avec les autres mais non, elle est bien trop différente pour eux.
Elle ne sait pas rigoler sur des choses futiles, elle ne sait pas faire la fête & boire jusqu'à pas possible, elle ne sait pas être aimable & elle ne sait pas parler.
Pas dans le sens où elle est muette dans le sens où elle ne sait jamais quoi dire & ça la fait plutôt chier d'user de sa salive si c'est pour dire de la merde.
La chanson c'est arrêter.
Il ne restait que le silence & le bruit de ces pas dans la boue.
Et elle c'est enfoncé encore plus dans les méandres de sa tête.
Elle a 19 ans ?
Elle ne s'en était même pas rendu compte à vrai dire.
C'est une no-life & puis voila.
Tout ce qu'elle aimerais faire ou avoir s'écroule devant elle.
Pas assez courageuse, trop fainéante, trop pessimiste, trop lâche & surtout trop d'emmerdes.
Mais ça c'est une tout autre histoire.
Et puis elle pense à Eux.
Ces 4 beaux salops qui rythme sa vie.
Elle se demande se qu'ils peuvent bien faire en ce moment, comment ils vivent tout ce qu'ils en arrivent, à quoi ils peuvent bien pensés avant de s'endormir, qu'elle sensation ils ont quand ils sont face à public.
Puis elle vient à les envier
Eux & leur putain de fric.
Eux & la chance de pouvoir faire ce qu'ils aiment, d'avoir ce qu'ils veulent.
Eux & leur complicité.
Elle s'en va dans ses rêves encore une fois.
Jusqu'à s'en bousillé le c½ur & s'embrumer la tête.
Mais tout s'arrête ici pour un instant quand son père l'appelle. « T'es où ? Là. Ah je t'avais pas vu dans le noir, tu rentres dans ta maison le temps que ta mère s'habille, elle vient avec nous en fin de compte. Hm »
Et putain eux aussi qu'est-ce qu'ils font chier.