Les gens s'acharnent sur moi, pauvre petit être que je suis, recroquevillé sur moi-même. Ils ne me reste rien à part ma peur & ma tristesse combiné à ma solitude. Le monde tourne toujours plus vite oubliant de m'emporter avec lui dans sa course folle. Je reste donc au bord attendant qu'il s'arrête un instant pour reprendre son souffle & m'embarquer à son bord. J'attend depuis si longtemps que je pers espoir un jour d'y arriver. Alors je me perd dans mes rêves tout aussi absurdes & loufoques les uns des autres. Mais ils y en a qui sont tellement beau & ils ont l'air tellement vrai. A force je ne sais plus distinguer le faux du vrai. Je ne sais que rêver & ce vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept & toute l'année. Et cela me perd encore un peu plus & m'entraine plus loin dans ma déchéance.
Déchéance qui a commencé il y a bien longtemps. Je pourrais plus me rappeler du jour exacte tellement cela remonte à loin. Je sais juste que je ne l'est pas vu arriver. Petit à petit j'ai tout perdu. Et je n'est pas fait attention, trop peu soucieuse de ce qu'il allait m'arriver. Cela a été une grande claque dans la figure. Et la marque n'est toujours pas partie comme si elle avait été faite au fer rouge. Comme une marque de fabrique avant d'être jeté dans la cage aux lions & on attend qui en ressortira vivant. Les combats y sont durs & ceux qui y arrivent en ressortent avec des cicatrices qui ne s'effaceront pas avec le temps. Il faudra juste de la douceur & de l'amour pour l'atténuer. Mais encore faut-il trouver ces deux choses, ce qui n'est, hélas, pas facile. Alors beaucoup se plongeront dans un silence comblé de souffrance, de solitude & d'amertume. Chacun vivra sa vie comme il peut, en faisant trop attention sur ce qui l'entoure sans vraiment pouvoir le toucher du bout des doigts se créant un monde sombre où le but sera de chercher les couleurs qui pourront y redonner un peu de vie. Moi je n'est toujours pas trouver mes couleurs, je n'est pour le moment que du noir, blanc, rouge & bleu nuit. Des couleurs pas très chatoyantes. Mais nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, cela serait trop beau & sonnerait trop faux. Alors la musique est là pour rythmer cette vie dans le sens que l'on veut. Parfois des paroles viennent s'y ajouter. Des paroles de colères, de désespoir, de joie, de tristesse, de détresse. Parfois on danse dessus comme pour se libérer d'une pression accumulé, se défouler & ainsi se sentir mieux. D'autres sombres avec cette musique, croyant en une magie qui s'évapore de ces ondes qui se propagent partout en forme de vagues.
Mais bien trop souvent la raison nous rattrape & nous heurte de plein fouet, nous abattant sur le bitume froid, la tête éclaté & la bouche en sang. Les yeux encore ouvert, surpris. Et le regard se perd dans le vide, à la recherche d'une explication ou hélas perdu pour toujours. Une voiture passe & vous écrase. Le chauffeur ne vous avait pas vu, bien trop occupé à se souler avec sa vieille amie la bouteille de whisky. Elle se propagera dans son corps, en passant par le sang, pour atteindre tout les nerfs & ainsi les ramollir, brouillant sa vue, stoppant sa raison & amenant le délire. Il n'arrêtera pas de rire, puis amènera sa main au nez prendre un peu de poudre afin de partir encore plus loin. Mais derrière toute cette lumière qu'il verra, il y aura vous. Là couché au sol, tremblant encore de l'effet de la chute. Mais il vous prendra pour un vermisseaux qu'il faut écraser & sa tache fini après être repassé deux ou trois fois sur vous, il repartira dans sa voiture toute déglingué, dépassant les limitations de vitesses se souciant guère de ce qu'il se passe derrière. Mais que reste-t-il de vous ? Des morceaux qui s'envoleront pour redevenir un autre ? Ces même morceaux qui sous le soleil deviendront poussière & repartiront sous terre afin de nourrir les vers ? Ou arriverons-nous à recoller les morceaux avec de la super glue ? A vous de choisir en quoi vous voulez croire, ne vous laissez pas influencer, vous êtes les seuls maitres à bord du bateau qu'est votre destin. Le mien est pour le moment en réparation. Réparation qui durerons un moment je crois, il est en miette alors il faut de la patience. Peut être qu'un jour je pourrais revoir cette vedette & qu'elle filera sur la mer à toute allure, brisant les vagues sous elle. Et elle se dressera fière en haut de l'échelle.
Mais pour le moment je suis encore en bas, & je trébuche à chaque pas que je fais me rétamant un peu plus tout les jours. A force mon visage s'assombrit, mon sourire à disparut, mes yeux se vident, ma tête divague & ma vie m'échappe. Je n'arrive plus a la retenir, j'ai perdue bien trop de force pendant la bataille. Alors à quoi bon retenir ce mince fil qui s'envole dans nuit. Nuit qui me fait peur. Toutes ses ombres qui se cachent attendant que vous fermiez les yeux pour mieux vous pénétrer & vous hanter. Le moindre bruit devient suspect, vous glaçant le sang. Tout vos sens sont en éveil. Puis peu à peu, à force d'être sur vos garde, la fatigue vous gagne. Et vous sombrez dans un sommeil perturbé pas ses même ombres. Jamais elles ne vous quitterons. Il est bien trop tard. Mais ne pas laisser non plus la lumière allumé pour les éloigner. Cela pourrait en amener d'autres, bien plus terrible encore.
Le futur effraie. Le passé nous accable, le présent nous tue. Comment faire ? Laisser derrière le passé, se battre contre le présent & s'avancer a grande enjambé vers ce futur. Facile à dire & difficile à faire. Ceci n'est pas une mince affaire. Moi-même j'ai essayé mais je m'y suis noyé & j'ai replongé encore & encore jusqu'à en recracher mes poumons. Remplis d'eau toxique. Puis c'est mon corps qui m'a laissé tombé. Je ne le contrôle plus. Je ne sais même plus si tout ce que je fais viens de moi. Tout est dirigé. Par tout ces gens au regard affligeant. Ils vous compressent dans ce que vous n'êtes pas. Vous prenez votre courage à deux mains pour changer mais cela est peine perdu. C'est plus fort que vous. Vous n'y arrivez pas. Le c½ur cassé en mille morceaux, vous chercher les bouts par terre afin de pouvoir les recoller mais il y en a tellement que vous marchez même dessus, écrabouillant un peu plus ce qu'il en restait. Alors vous prenez de la pâte à modeler & vous essayer d'en faire un vous-même. Bien sûr, il ne remplacera pas l'ancien mais il est juste là pour combler un trou béant tellement moche aux yeux des autres. Et pour une fois vous y mettez de la couleur pour faire genre. Alors un petit bout de bleu par ci, du rouge, du jaune & du vert, un peu de blanc pour la pureté qui n'existe pas, un brin d'orange. Bien compressé & dessiné, votre nouveau c½ur est prêt à être utilisé & de nouveau bousillé. Le mien ça va faire longtemps qu'il a été remplacé par un de ces jouet. Mais j'ai perdue la garantie. Je ne connaissais pas le mode d'emploi de l'ancien & encore moins de celui là. C'est tellement compliqué le c½ur. C'est un organe creux & musculaire qui assure la circulation du sang. Mais faut savoir en prendre soin, c'est fragile un c½ur. Beaucoup trop même. Les pansements ne suffisent plus pour ces blessures. J'en ai fait l'expérience. Il regorge de sentiments, tout aussi incompréhensible les uns des autres. Parfois trompeur, il peut vous guider ou vous amener au bord du précipice. C'est lui qui nous guide dans tout. Il est votre vie. Sans lui vous n'êtes plus rien. Sans lui vous n'êtes que poussière. Ne sautez pas. Aller plutôt vers le haut. Prenez des ailes & envolez vous. Loin dans vos rêves. Sans eux non plus vous n'êtes rien. Alors je rêve, beaucoup trop. J'essaye de restez les pieds sur Terre mais la tête toujours dans les nuages. C'est ma fin. Elle approche. Les larmes coulent d'elles-mêmes. Une musique s'échappe de sous la terre. Elle est belle. Sombre, mélodique, ensorcelante. Je la rejoins.
Mais que signifie ce papillon blanc qui se pose sur ma main ?
_______•• _Ma vie est démontée & détruite_••_______




